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LA VIE, C'EST PAR EN AVANT, EN PLACOTANT

12 février 2023. On dit qu'il faut un village pour élever un enfant... et j'ajouterais à celà que le village doit se ternir par la main... s'épauler, s'écouter, partager et laisser de l'espace à chacun pour grandir. Le village doit être généreux. Car, quand dans le village, un enfant, deux enfants meurent, alors, c'est le village qui pleure.


" Causer entre voisins, parler des choses et d'autres, philosopher un peu sans s'en apercevoir et manger du prochain à la sauce du "village". Se renseigner sur tout, sur le temps qu'il a fait, sur le vent qu'il fera, l'arrivée des bâteaux, le départ des partants, et dire aussi tout ce qui ne peut pas se dire "dans les grandes occasions," comme ils disent. - Gilles Vigneault, Les placotages.

J'ai entendu un homme dire : "Depuis que la tragédie de l'autobus est arrivé dans notre garderie, nous sommes devenus amis lui et moi. On s'appelle tous les soirs pour se demander : "As-tu bien dormi hier ?" - "As-tu des peurs dans la journée ?" Ces deux parents qui fréquentaient la même garderie ne se connaissait pas, ne se parlait pas, n'avait pas vu l'intérêt à connaître l'autre. Un temps perdu à rattraper dans la tragédie.


Pas besoin de connaître le fond de la poche de son voisin, de sa collègue de travail, du passant dans la marche pour dire :


"Belle journée aujourd'hui." et voir le sourire de l'autre....

"Comme vous avez un beau chien." et voir la tête qui regardait l'asphalte se relever.

"Votre tuque vous va bien !" et voir les yeux s'agrandir de fierté.


Des mots simples pour que le village, dans le même bain d'eau, pousse drette, fier et beau avant les drames... On a tous besoin les uns les autres, on a tous besoin d'être ensemble...


Aujourd'hui... placoter avec l'autre....


x lu



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